La maladie hollandaise de l’orme


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À une certaine époque, l’orme d’Amérique était l’arbre urbain par excellence pour les villes canadiennes et américaines au climat tempéré. Une essence de choix, notamment pour sa capacité à tolérer les sols compactés, sa croissance rapide et son port magnifique et relativement compatible avec les infrastructures. L’orme d’Amérique fut planté abondamment et a fourni d’innombrables bénéfices aux populations urbaines pendant la première moitié du 20e siècle.

Ce roi de la forêt urbaine fut cependant détrôné de façon brutale lorsque la maladie hollandaise de l’orme fut son apparition en Amérique du Nord dans les années 1930 par voie de bois d’orme contaminé en provenance d’Europe. En quelques années, plusieurs villes et villages ont vu la quasi-totalité de leurs ormes dépérir rapidement et ont été forcés d’abattre ces grands arbres magnifiques.

Dispersée au gré du comportement des insectes (scolytes) qui la transporte, la maladie hollandaise de l’orme épargna jusqu’ici quelques beaux spécimens d’ormes. Ces beaux spécimens méritent d’être protégés et conservés à long terme mais ils doivent être vaccinés sans quoi ils peuvent attraper la maladie d’un été à l’autre et risquent d’en mourir rapidement.

La maladie est causée par deux pathogènes fongiques ou champignons appelés Ophi­ostoma novo-ulmi ou Ophiostoma ulmi qui se développent dans les tissus vasculaires des arbres infectés et nuisent à leur efficacité. De plus, la réponse immunitaire de l’arbre infecté entraînerait un épaississement soudain de la sève, rendant encore plus difficile sa circulation.

La combinaison du développement du champignon et de la réponse de l’arbre bloquerait les éléments conducteurs, ce qui entraîne rapidement le dépérissement et la mort des arbres. Les spores des champignons sont transmises d’un orme à l’autre par le scolyte de l’orme (Hylurgopinus rufipes), un insecte indigène, et le petit scolyte européen de l’orme (Scolytus multistriatus) une espèce cousine venue d’Europe.

Les scolytes adultes, qui se déplacent en volant, pondent leurs œufs sur l’écorce et les larves creusent des galeries sous l’écorce, contaminant ainsi les précieux tissus vasculaires de l’arbre avec les champignons pathogènes.

Les premiers symptômes comprennent le jaunissement des feuilles sur le bout des branches. Ensuite, on observe un brunissement et un flétrissement des feuilles. De façon plus intrusive, on peut retrouver une décoloration de couleur brunâtre à noirâtre sous l’écorce des branches infectées. Des branches entières vont commencer à perdre leurs feuilles jusqu’à ce que l’arbre soit complètement mort.

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