L’agrile du frêne au Québec


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Au Québec, l’agrile du frêne aurait été identifié par un élagueur de la Ville de Montréal qui venait de recevoir une formation au sujet de ce ravageur. Sa présence fut d’abord confirmée dans le village de Carignan en 2008.

En 2009, l’Agence canadienne d’inspection des aliments confirme la présence de l’agrile du frêne à Gatineau, alors que quelques insectes adultes sont retrouvés dans des pièges collants installés dans la portion sud de la ville. L’insecte gagnera rapidement du terrain en Outaouais pour être découvert jusqu’à Chelsea, l’Ange-Gardien et la MRC de Papineau en 2012 et la MRC de Pontiac et la municipalité de Wakefield en 2013.

À Montréal, l’installation de pièges collants a permis de détecter le premier insecte en 2011. Dans les mois qui ont suivi, le dépistage par écorçage de branches pratiqué sur des centaines de frênes a permis de détecter la présence du ravageur à quelques endroits différents dans les arrondissements de Ahuntsic-Cartierville et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

En 2012, un important foyer d’infestation est découvert par la mortalité simultanée de plusieurs frênes à Hampstead et la présence de l’insecte est confirmée à Laval et Longueuil.

En 2013, sa présence est également confirmée dans plusieurs municipalités de la région, notamment Terrebonne, Boisbriand, La Prairie, St-Jean-sur-Richelieu, Ste-Julie, St-Bruno-de-Montarville et Mont-St-Hilaire. Un important foyer d’infestation est aussi découvert en début d’été à St-Lambert, alors que le dépérissement des frênes devient évident à proximité du Collège Durocher.

En 2014, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ayant agrandit la zone réglementée et réduit ses efforts de dépistage, les déclarations de nouveaux dépistages furent moins nombreux. Par contre, la mortalité des frênes est devenue apparente dans plusieurs secteurs, notamment à Laval, Chambly, St-Basile-le-Grand et dans plusieurs arrondissements de Montréal. En Outaouais, la Ville et les entreprises en arboriculture de Gatineau sont débordées par la quantité de frênes morts à abattre, laquelle dépasse les milliers en combinant le domaine public et les terrains privés.

En 2015, le dépérissement des frênes est devenu flagrant dans la plupart des communautés du grand Montréal, ne laissant que très peu d’options aux propriétaires de frênes. Plusieurs quartiers sont si densément infestés que la mortalité des frênes est massive et presque systématique. Les efforts de sensibilisation des municipalités les plus impliquées permettent aux résidents d’identifier leurs plus beaux frênes pendant qu’il est encore temps. Dès 2016, des dizaines de milliers de frênes seront abattus sur la rive-sud de Montréal, réduisant les bénéfices écologiques de la canopée et favorisant le phénomène d’îlots de chaleur.

Tous les frênes du sud de la province seront donc éventuellement infestés et dépériront complètement à moins d’être traités à l’insecticide.

Si vous avez des frênes et désirez les conserver, faites les traiter dès que possible. Les arbres doivent être suffisamment vigoureux pour surmonter l’infestation et demeurer en santé pendant le passage du front d’infestation.

L’agrile du frêne est possiblement déjà présent dans votre localité sans que les autorités municipales ne soient au courant. N’hésitez pas à partager votre inquiétude à vos élus pour que l’agrile du frêne soit dépisté le plus hâtivement possible. La connaissance de sa progression est primordiale pour permettre le traitement et la conservation des arbres.